Partager l'article ! L'investissement locatif conforté: le 16/11/09 Les députés ont achevé vendredi l'examen du Budget 2010 en pérennisant le dispositif Sce ...
L'examen, vendredi, des derniers articles du projet de loi de Finances 2010 a été l'occasion pour les députés de maintenir en l'état des avantages fiscaux liés à
l'investissement locatif (60 millions d'euros annuels au titre du dispositif Scellier), y compris pour les logements fortement consommateurs d'énergie. La réduction d'impôt en cas
d'investissement dans un logement peu économe aurait dû être ramenée de 25 % à 20 % l'an prochain. Mais la disposition a été annulée en séance, avec l'accord du gouvernement.
« Il est primordial de maintenir la confiance des investisseurs », ont justifié Gilles Carrez et François Scellier.
Ce n'est donc qu'en 2011 que sera introduite une dimension écologique : la réduction d'impôt se maintiendra alors à 25 % pour les logements « basse consommation » (BBC),
contre 15 % pour les autres. En 2012, l'exonération atteindra 20 % dans le premier cas, et 10 % dans le deuxième. En 2013, enfin, elle sera de 15 % dans le premier cas, et de
0 dans le deuxième. Le gouvernement a aussi accepté de pérenniser le dispositif Scellier au-delà de 2012, au taux uniforme de 15 %.
Enfin, une possibilité d'extension des opportunités d'investissement dans les zones rurales (zones C) a été votée. Aujourd'hui, le dispositif est réservé aux communes affichant un
déséquilibre entre offre et demande de logements. Un zonage contesté par beaucoup de maires. Ceux-ci pourront désormais prétendre au bénéfice de la mesure, dès lors que le programme a fait
l'objet d'un agrément du ministre.